Stochastic Releases Label

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Guest - 22/03/18 -

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Stochastic Releases Label

Debmaster - Die VS Deb (Le Petit Mignon) | 00:00:00
Black Merlin - Phase One (Pinkman) | 00:02:34
Hadamard - All Life Is Suffering (Bunker) | 00:09:21
Leonard Lampion - Low Velocity Over Electric Field (Micropop) | 00:13:59
Denis Morin - Working K (Krikor Edit) (Stochastic Releases) | 00:18:57
Bocksrucker - Peace Of Mind (Bare Hands) | 00:24:14
Kondaktor - Fokionos Negri (Abstract Reality) | 00:29:34
Le Matin - De Coeur Ton Battre (Isaiah Tapes) | 00:33:46
Pip Williams - I Was All Alone (CPU Records) | 00:39:48
Binary Digit - B100 (Stochastic Releases) | 00:48:15
Asymmetrical - Banging In The Haze (Marguerite) | 00:54:20
AFX - R&M Neotek Beat (Warp) | 00:59:19


Certaines personnes pensent que la scène musicale se joue exclusivement à Paname... MENSONGE !

 

Bienvenue à Grenoble, ville aux accents de bon vivant avec sa Chartreuse, son Gratin Dauphinois et son Dom club .
Mais surtout avec sa scène musicale qui fait frissonner la capitale.

 

C'est le cas du pur label Stochastic Releases qui en quelques noms donne ça : Tan, Binary Night, Mulan Serrico aka Macon, Denis Morin, Ana Ranger...

 

Ça donne l'eau à la bouche comme les ravioles de Royans, n'est ce pas ?

 

Le gang du label part à la conquête de la France de manière stochastique, à comprendre de manière aléatoire... en mixant sur la belle radio grenobloise Str808 ou en participant à l'after à la Station de la gare de Mines

 

N'hésite pas à faire un tour sur le site pour choper des casquettes ou des cassettes pour compléter ta collection

 

Edition limitée et déjà considérées comme collector.

 

 

- Explique-moi« Stochastic releases » en quelques mots.

 

L’idée à la base c’était de sortir une série de cassettes qui représenterait l’évolution des cours des différentes matières premières, qu’on peut modéliser par des processus stochastiques, basés en gros sur une analyse probabilistique des événements. Puis j’ai trouvé l’idée un peu chiante alors c’est devenu un label classique pour lequel je voulais n’épouser aucune tendance esthétique, afin de garder le côté aléatoire.

 

Au fil des années une logique déterministe s’est mise en place qui est que je produis (c’est comme ça qu’on dit malheureusement je crois) des gens de mon entourage géographique proche ou avec qui j’ai un lien personnel. Mais bon même cette caractéristique est en train de disparaître…

 

Après avoir sorti des trucs noise et rock liés à ma présence à Columbus, OH, ça fait plusieurs années désormais je sors des trucs électroniques faits par des gens de Grenoble donc où j’habite (Denis Morin, Binary Digit) et que moi-même je fais exclusivement de la musique électronique (Macon). J’ai plein de trucs à dire sur l’influence de la géographie sur la musique et sa sociologie mais bon je veux pas vous saoûler.

 

- Le premier album ou single que tu aies acheté et ton premier concert ?

 

Bah c’est « London Calling » de The Clash en cassette dans le rayon culture de l’Intermarché de Lons-Le-Saunier (Jura) en… 1992 ou 1993. J’avais aussi acheté « Famille Nombreuse » des Négresses Vertes. J’écoute toujours l’album des Clash avec énormément de plaisir. Les Négresses Vertes beaucoup moins.

 

Le premier concert, bah mon grand frère chantait dans un groupe de hardcore qui s’appelait Sucker Fish, ils avaient joué dans un bar de Morez (Jura) Le Lion. 1993, je crois.

 

- Quel morceau as-tu honte d’aimer en ce moment ?

 

Je n’ai jamais honte d’écouter quoi que ce soit. Je ne comprends même pas comment c’est possible. La musique est pour moi une expérience infiniment intime et personnelle. Si écouter le truc le plus pourri qui existe bizarrement provoque des émotions particulières chez toi et ben vas-y.

 

Enfin bon dans une certaine mesure hein… faut pas exagérer. En ce moment donc c’est un titre d’euro-dance qui est une reprise de la mélodie de Barbara « L’aigle noir », « Otto - Black Eagle ».

 

- Plus sérieusement, quel est le ou les albums qui t’ont le plus marqué ?

 

Bah y’a les trucs que j’ai écoutés quand j’étais ado hein. Et les trucs que j’ai écoutés quand j’ai commencé de faire de la musique et donc c’était le premier album de John Maus, « Songs », hmmm pas très original, et sinon c’est le premier album de Régis Victor et la première démo du Club Des Chats.

 

John Maus c’est parce que j’habitais à Dijon à l’époque et le côté sépulcral, sacré entrait en résonance avec ma propre musique sérieuse et que je voulais sublimée par le sacré. Jamais réussi à atteindre son intensité…

 

Régis Victor et Le Club Des Chats c’est parce que je me suis senti tout de suite, presque de manière intellectuelle, proche d’eux en écoutant leur musique. Et je le suis devenu « IRL » ! Il y a des gens comme ça, vous les voyez pour la première fois et vous vous dites « Je dois être pote avec eux », c’est une injonction interne très forte.

 

Plus récemment c’est les trucs de Ron Morelli et Silent Servant sur Hospital Productions, qui faisaient un trait d’union entre le monde de la noise et celui de la « dance music ». Ça correspondait, tout en l’amplifiant, exactement à là où j’en étais musicalement. Et aussi les trucs de mon pote Kevin Gaier.

 

Généralement, la musique que font les gens qui me sont proches me marque plus que le reste… celle de Leonard Lampion par exemple et la musique que je sors bien évidemment.

 

- Peux tu nous dessiner quelque chose ou t'as une histoire drôle à nous raconter ?

 

J’ai dessiné ce truc qui est sur la pochette de l’album de Gueule Ouverte que j’ai sorti en 2012. C’est un duo punk franco-montréalais, enfin, Régis Victor habitait à Montréal et moi en France.